Development Finance International
6 février - Le FMI annule la dette des pays frappés par Ebola


En réponse à l’épidémie d’Ebola qui a ravagé l’Afrique de l’Ouest en 2014, le FMI a annoncé l’annulation de la dette de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone à hauteur de 100 millions de dollars US. Le Conseil d’administration du FMI a ainsi approuvé la création du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (ARC) qui permettra de fournir une aide exceptionnelle à des pays confrontés à des épidémies aux catastrophes naturelles. Le FMI encourage par ailleurs d’autres créanciers à adopter des mesures semblables afin d’alléger le fardeau financier subi par ces pays.
Cette initiative a largement été accueillie de façon positive, mais elle suscite toutefois des préoccupations à l’égard de prêts supplémentaires de 160 millions de dollars offerts à ces mêmes pays, ce qui pourrait accroître les remboursements jusqu’aux années 2020. Selon l’organisme Jubilee Debt Campaign, « la dette de la Guinée, du Libéria et de la Sierra Leone due au FMI passera de 140 millions de dollars US à 620 millions de dollars US sur les trois prochaines années en raison des 145 millions de dollars US accordés avant cette annonce”.
Pour en savoir plus sur ce nouveau mécanisme, consultez le communiqué de presse du FMI ainsi qu’une analyse de Jubilee Debt Campaign.
3 février - Vers une nouvelle crise de la dette souveraine en Afrique?
Selon un nouveau rapport (en anglais) de l’Overseas Development Institute (ODI), l’utilisation irresponsable d’obligations souveraines mettrait les économies de l’Afrique subsaharienne en danger en causant des cycles d’expansion-récession, une situation qui ferait écho à la crise financière asiatique des années 90.
Mettant en exergue la popularité de ces obligations parmi les PFR et les PRI, ces travaux de recherche affirment que c’est l’utilisation du dollar USD comme devise de transaction qui compromet la capacité des pays à rembourser leurs créanciers, dans la mesure où leurs propres devises ont connu une dépréciation significative en 2014. Selon cette étude, l’Afrique subsaharienne pourrait accuser des pertes à hauteur de 10,8 milliards de dollars USD en raison du risque lié au taux de change.
Ce rapport est composé de deux parties: la première propose un état des lieux des obligations souveraines émises en Afrique subsaharienne. La seconde évalue les risques associés à ces obligations ainsi que leur prévalence à l’heure actuelle.
14-22 janvier - Mission de plan de réformes au Soudan
Khartoum a accueilli une mission conjointe Banque mondiale/DRI en janvier 2015 afin de développer un plan de réformes de la gestion de la dette. Ses recommandations se sont articulées autour de trois grands axes : le cadre institutionnel, le développement du marché intérieur et les risques opérationnels. Un projet a été préparé par la mission et sera en premier lieu soumis à un examen par des pairs, puis aux autorités soudanaises. La finalisation du rapport est prévue pour mars 2015.
19 décembre – Rapport 2014 sur le développement en Afrique
La Banque africaine de développement vient de lancer l’édition 2014 de son Rapport sur le développement en Afrique. les nouveaux locaux de la banque a Abidjan en Côte d’Ivoire. Cette année, l’ouvrage se penche sur le thème de ‘’ l’intégration régionale au service de la croissance inclusive’’.
Depuis les indépendances des années soixante, l’intégration régionale a été un point d’orgue du développement du continent africain et c’est sur sa pertinence que ce rapport s’interroge, un demi-siècle plus tard, dans un monde en pleine mutation.
En six chapitres, cette étude propose une analyse critique des évolutions qui ont rythmé les cinq dernières décennies en termes d’intégration économique et politique en explorant l’importance et le rôle des communautés économiques régionales (CER) ; l’impact des infrastructures régionales ; les enjeux de la migration interrégionale des facteurs de production ; l’intégration financière régionale et les plateformes nécessaires pour que celle-ci ait un vrai impact sur le commerce régional et la croissance économique ; et de quelles façons intégrer au mieux l’Afrique à la production et aux échanges mondiaux via les chaînes de valeur régionales.
Lire la suite...16 décembre - Étude pour WaterAid sur l’absorption financière dans le secteur WASH
GSW conduit actuellement une étude pour le compte de WaterAid qui analyse le taux d’absorption financière dans le secteur de l’eau et de l’assainissement (WASH). Ces travaux de recherche mettront en lumière le paradoxe suivant : comment un niveau élevé de pauvreté en termes d’eau et de d’assainissement et un secteur sous-financé peuvent coexister dans un contexte où les financements sont disponibles mais pas utilisés ? Les analyses de suivi budgétaire consacrées à ce secteur révèlent que le taux d’exécution budgétaire pour un grand nombre de PVD est sensiblement inférieur aux allocations budgétaires disponibles en début d’exercice.
Les raisons d’un taux d’absorption financière faible varient. Il pourrait s’agir de lacunes en ressources humaines et compétences techniques au cours différentes phases de la chaîne de prestation, des frais de transaction élevés en raison de la fragmentation des activités des donateurs, une décentralisation fiscale très lente ou un dosage inapproprié de financement de fonctionnement et d’investissement.
Lire la suite...- 10-12 décembre – Le Sénégal s'exprime sur la présidence du G20 de la Turquie et les PPP
- 10 décembre - Partenariat DFI/ODI sur le financement du développement
- 9 décembre - Financement du développement : les pays francophones présents aux sessions informelles du FfD
- 4 décembre – Mission d’assistance au Soudan de stratégie de la dette







