Selon de nouveaux travaux de recherche (en anglais), l’Afrique subsaharienne subit plus de sorties de fonds qu’elle n’en reçoit. En calculant le movement des flux financiers, cette étude révèle que le continent le plus pauvre au monde perd 203 milliards de dollars USD en raison de facteurs tels que l’évitement fiscal, le remboursement de la dette et l’extraction des ressources.
En dépit des prêts, envois de fonds et aide publique perçus à hauteur de 161,6 milliards de dollars USD, le déficit annuel dépasse les 40 milliards de dollars USD. Ce rapport, publié par une coalition d’organismes britanniques et africains, fait une série de recommandations pour démanteler le système actuel qui permet une telle perte de richesses. Il propose, entre autres, de promouvoir des politiques économiques porteuses de développement équitable, d’empêcher les entreprises qui ont des filiales implantées dans les paradis fiscaux d’opérer en Afrique et de transformer l’aide publique en un processus dont l’Afrique peut vraiment bénéficier.