Analyse de la stratégie de désendettement
L’analyse de la stratégie de désendettement permet aux pouvoirs publics (ou aux organismes gouvernementaux) de :
- planifier et négocier les meilleures options disponibles en matière de financements et de nouveaux financements, en vue de financer le développement économique, la croissance et la réduction de la pauvreté ;
- maintenir les coûts et les risques de la dette aussi faibles et viables que possible à court et long terme ;
- négocier le maximum d’allégement de la dette auprès des créanciers, si besoin est ;
- évaluer les risques potentiels découlant de la dette du secteur privé et du passif éventuel.
Les principaux apports nécessaires pour mener une analyse de la stratégie de désendettement sont les suivants :
- base de données complète sur la dette, notamment sur les paiements projetés du stock et du service de la dette extérieure et intérieure, sur le passif éventuel de l’administration centrale et autres organismes gouvernementaux, ainsi que sur la dette du secteur privé ;
- analyse des coûts et risques de la dette, notamment ses taux d’intérêt et autres frais, son échéance et sa composition par devise et par type de taux d’intérêt ;
- analyse des options disponibles pour mobiliser de nouveaux financements extérieurs et intérieurs ;
- analyse des options disponibles pour restructurer la dette extérieure existante ;
- projection macroéconomiques détaillées, dont un scénario initial et des scénarios optimistes ou pessimistes pour le PIB, la balance des paiements et le budget ;
- prévisions sur les besoins de financement non comblés au titre des stratégies de développement et de réduction de la pauvreté au niveau national.
Ces apports sont alors combinés et analysés à l’aide d’un éventail d’outils informatisés pour évaluer la viabilité, de la dette, ainsi que les coûts et les risques, ce qui aboutit à des recommandations concernant l’élaboration et la mise en œuvre d’une stratégie nationale de désendettement. Étant donné que les priorités des pouvoirs publics et les circonstances internationales changent fréquemment, il est conseillé d’actualiser les stratégies chaque année, de préférence en annexe au budget, de manière à déclencher un dialogue parlementaire transparent. Il convient ensuite de les diffuser largement, en vue d’informer les bailleurs de fond potentiels pour le développement, ainsi que la société civile.











